Les Balad'Eux au Crotoy

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Baie de somme - Le port du Crotoy

 

Le Crotoy depuis ... 

 

La commune du Crotoy s'écrivait :

 

·     'Creta' en 663,

·     'Crotérium' en 1237,

·     'Crotolium' en 1258,

·     'Courtoy' en 1421.

 

Le nom de la commune proviendrait du terme Celte 'crot'  qui désignait un abri formé par un banc de sable. (De nos jours, les peuples d'origine celte sont concentrés sur les côtes de l'Europe occidentale. Ils vivent principalement en Bretagne, en Cornouailles, au Pays de Galles, en Ecosse, dans l'île de Man et en Irlande. Jadis, les Celtes occupaient une bonne partie du continent - des nomades celtes parvinrent même en Asie Mineure où ils donnèrent leur nom à la Galatie.)

Un village romain est établi sur le 'banc de barre-mer', banc de galets surélevé par rapport au niveau de la mer, à l'ouest de la commune. Bien qu’une partie de ce site ait été enlevée par la mer, on a pu trouver des vestiges de poteries et de monnaies au cours de fouilles près de la plage.

Près de l'ancienne église Saint-Pierre, on a trouvé les vestiges d'une villa. A cette époque, il existait également un établissement romain à 'Maye-Hoc' (actuel Mayoc) qui deviendra commune en 1209 avant d'être intégrée au Crotoy au XIVème siècle.

Au VIIIème siècle s’élèvera le château du Crotoy. Vers le XIIème siècle, pour répondre à celles dues au comte Bernard II, seigneur de Saint-Valéry-sur-Somme, Jean, comte de Ponthieu a fait édifier des fortifications.

En 1279, à la mort de Jeanne de Castille, comtesse d’Aumale et comtesse de Ponthieu, le Crotoy est devenue anglaise car sa fille Aliénor était l'épouse d’Henri III, fils du roi d'Angleterre.

En 1366, Edouard III, roi d'Angleterre, fait reconstruire le château sur les mêmes plans que l'ancien.

En 1372, l’armée anglaise, aux ordres de Robert Knolles, envahit le Ponthieu et brûle le Crotoy avant de traverser la Somme au gué de Blanquetaque.

En 1430, Jeanne-d'Arc est emprisonnée du 21 novembre au 20 décembre dans le château avant d'être emmenée à Rouen.

Un port de pêche et de commerce se développe pour suppléer à la déficience de celui de Rue, relié à la Manche par la Maye, qui s'ensable.

Le commerce avec l'Espagne, le Portugal et la Hollande prenant de l’importance, certains commerçants s'installent définitivement au Crotoy.

En 1589, la Chambre du Conseil des Etats décide d’établir au Crotoy un bureau pour recevoir les droits sur les marchandises venant de Hollande, Zélande et Espagne en France

En 1674, le château est détruit.

En 1784, nait un projet de canalisation de la Somme. Les travaux du canal sont abandonnés en 1787.

Le 11 juin 1799, un violent incendie sur la place du port détruit 64 maisons et s'étend dans toute la ville.

Inexorablement, le port du Crotoy s'ensable. Pendant tout le XIXème siècle, la ville qui lutte contre cette situation d’ensablement doit faire face en même temps à la concurrence de Saint-Valéry-sur-Somme, débouché du canal de la Somme.

En 1832, Florentin Lefils préconise la construction d'un bassin de chasse.

En 1832 et 1850, épidémies de choléra

En 1846, construction sous la 'butte du moulin', au pied de l'enceinte d’un premier établissement de bains chauds et froids par Jean-Baptiste Fanthomme. La municipalité du Crotoy lui concède une partie de la plage, située sous les remparts de la vieille ville. L’établissement comporte une baraque en planches pour salle d'attente, douze cabines mobiles pour la toilette des baigneurs avant et après le bain, quelques pédiluves d'eau chauffée. L'ensemble donne sur une plage séparée en trois secteurs par des poteaux : l'un indique " sexe féminin ", l'autre " sexe masculin ", le troisième " sexe ecclésiastique".

En 1846, le parfumeur Pierre Guerlain, originaire d'Abbeville, obtient lui aussi des parcelles communales en bordure de la plage du Crotoy. Un conflit avec l'architecte, et la crise financière en 1847, obligent le parfumeur à suspendre le projet.

En 1847, inauguration de la ligne Amiens Boulogne avec arrêt à Noyelles-sur-Mer.

En 1850, Pierre Guerlain fait construire l’hôtel Guerlain, un établissement de bains 'en dur', sur les hauteurs de la ville (emplacement du casino municipal actuel). L'édifice sert de lieu de repos et de salon, des cabines de bains étant mises à disposition des baigneurs.

De 1850 à 1883, des travaux sont entrepris dans le port où trois embarcadères sont reliés d'abord par une digue basse, puis en 1869 par une estacade de haute mer. L'ensemble formant ainsi un ouvrage d'accostage continu de 129 m de longueur.

En 1856, à l'initiative de Pierre Guerlain, commence la construction d'un bassin destiné à la production d'huîtres.

En 1860 (début), réalisation d'un bassin de chasse à l'emplacement d'un ancien parc à huîtres. Long de 1.200 m et large de 600 m, soit une surface de 66 hectares, il fait renaître l'espoir à toute la population de maintenir les communications avec la mer et retrouver l'importance stratégique et commerciale du Crotoy d'antan. 

En 1862 (fin), reconstruction de l’église.

1887, arrivée du train au Crotoy

La population locale était composée d'agriculteurs et de pêcheurs.

Les pêcheurs crotellois embarquent sur de gros tonnages, pêchent près des côtes anglaises ou sur de petits bateaux pour une pêche côtière du Nord de la France., l'accès au port rendu difficile par les plages très basses, les bateaux ne rentrent que tous les quinze jours. Ils vendent leur poisson à Dieppe, au Tréport ou à Boulogne.

Au début du 20e siècle, on compte 202 marins et 62 navires. En 1929, on compte encore 170 inscrits maritimes. 80% du produit de la pêche proviennent de la seule pêche au ver marin.

C’est une activité d'appoint surtout exercée les 'verrotières' et les enfants. Les vers sont vendus à Boulogne-sur-Mer ou à Dieppe, grands ports de pêche.

On pratique la pêche à pied qui concerne les coques (hénons) , les crevettes ainsi que le goémon échoué sur la plage.

La pêche 'à la sauvagine', quant à elle est pratiquée par les personnes âgées, les femmes et les enfants : cette pêche consiste à tendre des filets verticaux où les poissons restent piégés lors du passage de la marée haute à la marée basse.

Avec ces mêmes filets, l’hiver, le pêcheur devient un oiseleur : il tend les filets au bout de 'perches des bois (flairons ou fleurons) et capture des oiseaux de mer.

En 1912, une école d'aviation est établie par les frères Caudron, le long de la plage.


Jules Verne

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Jules Verne

Jules Verne nait le 8 février 1828 à Nantes où il suivra des études de philosophie. Il s'installe à Paris en 1848 pour y étudier le droit. Il écrit quelques poèmes et une pièce de théâtre qui sera montée par Alexandre Dumas.

En 1850, ses études terminées, il décide de se consacrer à l'écriture de récits tels que « Martin Paz », « Maître Zacharius », « Un Hivernage dans les glaces » ou des pièces de théâtre comme Colin Maillard.

En 1856, Jules Verne fait la connaissance d’Honorine du Fraysne de Viane, (veuve de auguste Hébé-Morel) sa future épouse, âgée de vingt-six ans et mère de deux enfants. De cette union, naîtra, Michel, le 3 août 1861.

 

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sa maison 9, rue Jules Vernes au Crotoy

En 1863, il sort son premier grand roman . Cinq semaines en ballon est un succès immédiat. Ce roman  est le premier  de la longue série des "Voyages Extraordinaires" composée de 54 titres. Il publie également d'autres ouvrages : Géographie illustrée de la France et de ses colonies, Histoire des grands voyages et des grands voyageurs. Diabétique, il s'éteint le 24 mars 1905 à Amiens laissant plusieurs romans non publiés, dont certains seront modifiés par son fils Michel dénaturant ainsi l'œuvre de son père, le premier grand auteur de Science Fiction.


Colette

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Colette

Gabrielle Sidonie Colette nait à Saint-Sauveur-en-Puisaye (Bourgogne) en janvier 1873.

Elle est issue d'une famille modeste, son père lui transmet sa passion pour la littérature.

À vingt ans, elle épouse Henry Gauthier-Villars, dit « Willy », qui l'encourage à écrire et publier ses souvenirs d'enfance. C'est ainsi qu'est née (et publiée sous le nom de son mari) la série des Claudine (1900-1903), dont Claudine à l'école (1900), qui connaît un grand succès.

Après son divorce d'avec Willy (1906),

Colette passe ses étés de 1906 à 1910 dans la villa Belle Plage, qui n’existe plus rue du Capitaine-Guy-Dath au Crotoy. Elle signe ses œuvres. Elle devient la "maîtresse" d'une superbe lesbienne, qui se "produit" au Moulin Rouge avec elle : la marquise de Belbeuf, Mathilde de Morny, fille du duc de Morny surnommée Missy, Elle écrit aussi des articles, mais pour le Mercure musical. Ces articles seront rassemblés en 1908 dans Les Vrilles de la vigne.

 

« La baie de Somme, humide encore, mire sombrement un ciel égyptien, framboise, turquoise et cendre verte. La mer est partie si loin qu’elle ne viendra peut-être plus jamais ?…Si, elle reviendra traîtresse et furtive comme je la connais ici… »

« Les Vrilles de la Vigne » Colette (Livre de Poche).

 

Elle épouse Henry de Jouvenel en 1911 et entame une carrière de journaliste au Matin. En 1920, à 47 ans, elle fait l'éducation sexuelle du jeune Bertrand de Jouvenel, 16 ans, futur politologue célèbre, qu'elle "materne" sexuellement jusqu'en novembre 1925.

Colette publie Chéri en 1920, Le Blé en herbe (1923), Sido (1929) et La Chatte en 1933.

En 1925, à 52 ans, elle prend comme amant "régulier" un jeune juif de 35 ans, Maurice Goudeket, un distingué courtier en perles qu’elle épousera officiellement, en 1935, à l'occasion de l'inauguration du paquebot Le Normandie qui vogue vers New-York avec à son bord des dizaines de journalistes invités comme elle, et lui.

Après la guerre et jusqu'à sa mort elle vit quasiment alitée, à cause de son arthrite, et de son obésité, dans son appartement du Palais-Royal à Paris où elle reçoit son ami Jean Cocteau, et passe le printemps et/ou l'été à Deauville et/ou à Monaco, où elle est accueillie princièrement par les Polignac et Pierre 1er lui-même.

En 1945 Colette est élue à l'unanimité à l'Académie Goncourt dont elle  devient la présidente en 1949. En 1953, Colette est élevée à la dignité de grand officier de la Légion d'honneur et reçoit la médaille du National Institute of Arts and Letters de Douglas Dillon, ambassadeur des Etats-Unis

Elle décède le 03 août 1954 à Paris.


Les liens utiles :

Office du tourisme de Boulogne-sur-mer - Office du Tourisme du Crotoy - Office de tourisme de Dieppe - Office de tourisme de St-Valery-sur-Somme - Parfumerie Guerlain - Société des amis de Colette - Centre d'étude Colette -