Bécasseau variable - Calidris alpina -


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Bécasseau variable (photo Sławek Staszczuk)

Nom picard :  

Nom anglais : Dunlin

Nom néerlandais :  Bonte strandloper

 

Famille,espèce: Scolopacidés,alpina

Taille : 16 à 22 cm

Envergure : 33 à 40 cm

Poids : 40 à 50 grammes

Âge maximum : jusqu’à 20 ans

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Bécasseaux variables (photo : Jean-Pierre Bazard)

C'est le plus commun des limicoles européens au point qu'il est pris comme référence pour l'identification des autres petits limicoles et plus particulièrement, les bécasseaux.

En hiver, les parties supérieures sont gris-brun pâle avec un liseré blanchâtre. Les couvertures alaires sont grises avec  des franges blanchâtres. Le cou et la poitrine sont  également gris-brun pâle et striés. Le reste des parties inférieures est blanc.

En plumage nuptial, il est facilement reconnaissable à la tache ventrale noire, la calotte finement striée de roux et de brun et les joues, gorge et poitrine plus ou moins chamois, striées de noir. Les parties supérieures sont noires et brunâtres, plus ou moins frangées de pâle et marron. Les couvertures alaires sont gris-brun à liserés pâles. Les flancs sont blancs.

En plumage nuptial, le Bécasseau variable peut difficilement être confondu avec un autre limicole, du fait de la tâche ventrale noire.

Il est possible de différencier les mâles des femelles adultes en plumage nuptial grâce à leur nuque gris pâle contrastant avec le brun de la calotte et du manteau.

 

En hiver, les parties supérieures sont gris-brun pâle avec un liseré blanchâtre. Les couvertures alaires sont grises avec des franges blanchâtres. Le cou et la poitrine sont également gris-brun pâle et striés. Le reste des parties inférieures est blanc. Des confusions sont possibles avec les autres petits bécasseaux présents sur nos côtes, surtout le bécasseau sanderling (Calidris alba) dont la livrée beaucoup plus claire avec  le poignet, beaucoup plus foncé.

Le comportement du sanderling est sensiblement différent, moins grégaire et beaucoup plus mobile. Il court souvent le long des vagues, ce que ne fait pas le Bécasseau variable.

Les juvéniles ont les parties supérieures brun-noirâtre, frangées de chamois à blanchâtre. Les couvertures alaires sont brunâtres, avec de larges franges chamois. La poitrine est striée de brun et les flancs sont striés de tâches noirâtres rondes.

Le vol est rapide. Les côtés du bas du dos sont blancs et une fine barre alaire blanche est bien visible en tout plumage. Le contraste entre le dessus, foncé et le dessous presque blanc est caractéristique.

Les couvertures muent pour l’essentiel en mars-avril et d’août à octobre. Les rémiges muent surtout en août et septembre.

 

Le bécasseau variable est en général assez silencieux sur les sites de halte migratoire et d’hivernage, il ne se manifeste que par de petits cris de contact peu sonores, parfois répétés en trilles.

Le Bécasseau variable est principalement un oiseau côtier qui va s’alimenter sur les zones intertidales vaseuses à sablo-vaseuses mais aussi dans les lagunes. Il se repose à marée haute sur des zones exondées, mais proche de l’eau, située pour la plupart dans des secteurs calmes.

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Bécasseau variable (photo Pierre Dalous)

Pendant la période de nidification, il fréquente la toundra circumpolaire, les landes d'altitude dans les régions au relief accidenté plus au sud, mais également les marais de plaine des régions tempérées. En hiver, il est présent en grandes bandes sur les côtes et dans les estuaires abrités, les vasières, les prés salés, les lagunes et les plages de sable, ainsi que sur les étangs d'eau douce et les marais de l'intérieur.

Sur les sites de nidification, le régime alimentaire du Bécasseau variable est principalement constitué d’invertébrés : insectes, araignées, gastéropodes et vers. Les proies sont recherchées en surface de la vase, ou en sondant à 1 ou 2 cm de profondeur dans le sol.

 

Sur les zones intertidales, les Bécasseaux variables s’alimentent généralement en « picorant » en surface ou en sondant jusqu’à 2 ou 3 cm de profondeur à un rythme très rapide. Les proies, détectées par les cellules sensorielles du bec, sont souvent si petites qu’il est impossible de voir le Bécasseau variable les avaler. En France, sur les sites d’hivernage et de migration côtiers, les proies les plus recherchées sont les petits crustacés (genre Corophium, Carcinus*, Crangon*) et les gastéropodes du genre Hydrobia* et Littorina*. Des végétaux et du microfilm algal (diatomées) seraient également consommés de manière incidente. Plus en profondeur dans les vasières, les proies recherchées vont être principalement des annélides* (genre Nereis*, Scoloplos*, Arenicola*) et des bivalves de petite taille (moins de 2 cm) du genre Macoma*, Scrobicularia*.