Le phoque Moine


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Phoque moine de Méditerannée -www.manon.org-

 

 

 

Les phoques moine sont de trois espèces :

 

• Le phoque moine des Caraïbes : Christophe Colomb en a rencontré des milliers dans les Caraïbes, mais très vite, ce dernier, le Monachus tropicalis, a été décimé et a disparu depuis 1922. le phoque moine des Caraïbes est allé rejoindre dodos, les grands pingouins et dauphins du Yangzi.

 

 

• Le phoque moine d’Hawaï : un autre cousin, le Monachus Schauinslandi, a réussi à survivre grâce à la situation isolée des îles de l'archipel et à l'action des acteurs locaux et des autorités de pêches il est rigoureusement protégé par les Etats-Unis depuis 1909. En 1956, on en comptait seulement 150. En 1980, la population atteignait 1 300 à 1 400. Malheureusement, entre 1985 et 1996, les effectifs diminuèrent d'environ 4% par an et ils continuent à diminuer principalement à cause de l'activité touristique. 60% des plages de reproduction ont été désertées à cause de la sur fréquentation des récifs coralliens et des pêcheries industrielles qui entraine une raréfaction catastrophique de la nourriture et des rejets toxiques. En 1999 et 2000, deux longliners se sont échoués, laissant échapper près de 25 000 litres de fuel qui ont gravement intoxiqué les phoques. En 2001, le gouvernement américain a créé une réserve pour protéger la population restante.

 

 

• Le phoque moine de Méditerranée

 

Nom scientifique : monachus monachus
Taille : de 2 à 3 m
Poids : de 200 à 300 kg
Alimentation : le phoque moine, comme tous les phoques, est principalement piscivore. Poissons, crustacés, sèches, poulpes, langoustes et homards sont au menu de ses repas.
Il peut même se nourrir d'algues.
Répartition géographique : Bassin méditerranéen, côte Atlantique Nord-Ouest de l'Afrique (du Maroc à la Mauritanie), à Madère et sur quelques petites îles de la mer Adriatique et Egée.

Il y a 15 millions d'années il peuplait, lui et ses cousins, toutes les mers chaudes de notre globe. Il est sur la liste rouge de l'UICN (et le 1er de la liste noire de l'UICN France)
A l'époque de Plutarque et d'Homère cette espèce avait déjà largement colonisé la Méditerranée.
Le phoque vivait autour de la Méditerranée et affectionnait les côtes les plus sauvages, les grottes littorales et les plages de sable où les femelles mettaient bas les bébés phoques.
Le nombre de phoques moine de Méditerranée a fortement diminué ces dernières années.
Ils sont devenus très rares et font partie des 6 espèces de mammifères marins les plus menacés au monde.
Il n'y a plus aucun phoque moine sur les cotes françaises de la méditerranée.
Il en reste environ 500. En Méditerranée il ne subsisterait que 150 à 200 phoques dispersés dans les îles de la mer Egée et la mer Ionienne.
La dégradation et la perte de son habitat, la construction des hôtels et des habitations couplés au tourisme et la sur fréquentation des plages (sites de mise-bas potentiels de l'espèce) sont la cause de la diminution du nombre d'endroits où les phoques peuvent s'abriter. A ce cocktail s'ajoutent la pollution de la mer qui rend les phoques malades et donc deviennent plus faibles, les dérangements occasionnés par la navigation de plaisance.
La pêche excessive fait que les animaux trouvent moins de nourriture et qui plus est que des phoques sont faits prisonnier, par accident, dans les filets des pêcheurs où ils se noient. L'hostilité des pêcheurs qui les accusent de manger trop de poissons et les tuent.

En Corse, les derniers survivants ont tous été tués par les pêcheurs locaux.

Historiquement, les plus importantes colonies se localisaient dans les calanques de Marseille et de Cassis, sur côte varoise, autour des îles d'Hyères...
Un groupe important en relation probable avec la population des Baléares, habitait les Pyrénées-Orientales.

A la fin du XIXème siècle, considéré comme rare sur la côte languedocienne, le phoque moine était encore présent sur toute la côté méditerranéenne, de Nice et Banyuls.
Jusqu'au début du XXème siècle, Une des populations importantes de France se situait dans l'archipel des îles d'Hyères où il se reproduisait et abondait encore sur les plages. A l'espèce décline rapidement. Le dernier phoque moine des îles d'Or a été tué dans les années 1940 et les derniers individus auraient été aperçus jusque dans les années 1950.
Dans les Calanques de Marseille, l'espèce exterminée par les pêcheurs locaux, a disparu vers 1945. En Corse, l'espèce s'est maintenue quelques décennies de plus. En 1973, le dernier phoque moine des côtes françaises est observé au sud de Propriano (Corse-du-Sud). Un autre animal erratique est observé 10 ans plus tôt, en 1963, dans une grotte sous-marine des Bouches de Bonifacio (Corse-du-Sud).
En 1970, la dernière observation sur la presqu'île de Scandola, entre Calvi et Porto.
Un pêcheur de Galéria, Nino, le sarde explique comment il tuait les phoques au fusil. Ces bêtes étaient pour lui une calamité: elles attendaient que ses filets soient pleins pour se servir dans ce garde-manger et peu délicats les phoques détruisaient le filet. Nino était exaspéré de remonter ses filets vides, troués ou déchiquetés. Ainsi, il a tué les derniers phoques de Scandola. Partout le massacre a été perpétré.

Le phoque moine  a disparu d'Espagne dans les années 1960.

Le "mariolo" a été exterminé de Sardaigne (Italie) dans les années 1970. Les dernières observations sont rapportées dans les années 1980.
Il disparaît ensuite de Tunisie, d'Algérie et d'Espagne dans les années 1980.

Aujourd'hui il ne survit qu'en Méditerranée orientale devant le littoral des îles grecques et turques (entre 100 et 150 individus), et dans l'Atlantique proche de la Méditerranée : à Madère et au fin fond du Maroc, sur le territoire récemment annexé du Sahara occidental (entre 100 et 150 individus récemment très affectés par une maladie virale).

En Grèce les pêcheurs tuent les phoques à la dynamite. Les dernières colonies se sont réfugiées là où les pêcheurs n'osent pas s'aventurer: autour des îlots désertiques convoités par les grecs et les turcs. Les canonniers des marines turques et grecques se surveillent et jouent à cache-cache autour de ces îles, ils protègent sans le savoir les derniers phoques moines de Méditerranée.

En Turquie les premières initiatives de protection ont porté leurs fruits des deux côtés des îles convoitées, des parcs ont été créés, les pêcheurs et plaisanciers sont sensibilisés. Il est peut-être déjà trop tard. En effet, les derniers phoques font partie d'une grande famille de proches parents : ainsi les survivants vont-ils mourir à cause de leur pauvreté générique; vont-ils disparaître a cause de leur consanguinité ?
Le phoque moine est inscrit parmi les dix animaux vertébrés les plus menacés d'extinction au monde.
Les pêcheurs les considèrent comme des concurrents dangereux et ils sont souvent victimes de la pêche intensive et de certaines pratiques de pêches.

Le phoque moine était chassé pour sa chair, et aussi pour sa fourrure aux 17ème et 18ème siècles. De sa graisse était extrayait de l'huile qui servait à l'éclairage et à la fabrication du savon.

 

Vous visiterez les sites :

http://www.manon.org/polmar/phoquemoine.htm
http://emilia2112.centerblog.net/5579514-Le-phoque-moine--espece-en-voie-de-disparition
http://www.marmoo.com/le-phoque-moine-de-mediterranee_a11.html
http://nature.ca/notebooks/francais/phoqmed.htm#moreimages

qui m'ont permis de réaliser cet article et d'utiliser leur photos